© Alexandre Lamoureux

Phares & pêcheries

de Saint-Nazaire

Le chemin du front de mer suit la courbe de la baie, avec une vue splendide sur l’estuaire et le pont de Saint-Nazaire en arrière-plan. L’occasion de découvrir les pêcheries et les phares de la ville qui lui donnent couleurs et relief et qui créent un paysage si singulier … entre ciel et mer …

 

La parade

des pêcheries

Face à la mer

Jalousement entretenues pour la plupart, ces pêcheries s’animent lorsque leurs propriétaires se mettent à pêcher, selon la météo et le coefficient de marée. On peut alors voir en action les carrelets, ces grands filets carrés que l’on fait descendre et monter pour y récupérer une pêche… pas toujours miraculeuse ! Si vous voulez essayer par vous-même, rien de plus facile : vous pouvez louer une de ces pêcheries pour quelques heures, histoire d’apprendre le bon maniement du carrelet. Près de 200 pêcheries au carrelet sont recensées en Loire-Atlantique. Leurs propriétaire doivent payer une redevance annuelle pour occuper un emplacement dans le domaine public maritime.

 

En fait, si vous avez un peu l’impression de cheminer sur une digue, ce n’est pas par hasard : la promenade de Sautron a été créée au début du 20e siècle, lorsque la nouvelle entrée du port (l’écluse sud) fut construite. Les déblais de ce gigantesque chantier ont servi à créer ce cheminement, au détriment de la plage de Sautron, très fréquentée à l’époque. Aujourd’hui il reste une fine bande de sable en contre-bas, accessible à marée basse : c’est là que sont solidement plantées les pêcheries.

Vous voilà déjà à la pointe de Villès, une nouvelle plage vous ouvre les bras. Vous avez emporté serviette, lunettes de soleil et chapeau ? Vous savez ce qui vous reste à faire… !

 

Vous en voulez encore ? Toujours en cœur de ville, vous découvrirez d’autres pêcheries tout le long des jetées est et ouest composant la pince de crabe (entrée du premier port de Saint-Nazaire). Celles-ci sont toutefois un peu différentes, il n’y a pas de cabanes pour abriter les pêcheurs.
Notre coup de cœur : les pêcheries qui se dévoilent le long du sentier des douaniers, notamment à Trébézy. Le panorama est magnifique, digne d’une carte postale !

Quelques pêcheries se nichent également le long du Brivet, dernier affluent de la Loire qui traverse le marais de Brière. Vous pouvez même tenter une expérience insolite en dormant dans une pêcherie : les pêcheries jumelles vous accueillent à proximité du port de Rozé à Saint-Malo-de-Guersac, pour un séjour en parfaite harmonie avec la nature.

Vue sur mer

Profitez du spectacle

Les pêcheries, un spectacle permanent. Des petites cabanes comme suspendues entre ciel et mer qui font face à leur public de bateaux tout en fixant l’horizon. Telles des marionnettes, leurs filets sont actionnés par des bras géants. Ces maisons sur pilotis apportent du relief et de la couleur à l’Estuaire. C’est une carte postale agréable à regarder depuis les terrasses de bars !

La route

des phares

La pince de crabe

Connaissez-vous le surnom des jetées de Saint-Nazaire, construites selon une orientation étudiée pour contrer les vagues et les vents d’ouest ? On l’appelle la« pince de crabe » : regardez la photo aérienne, et vous aurez tout de suite compris pourquoi !
Regardez bien, à son extrémité chaque jetée est signifiée par un feu, un petit phare : vert pour la jetée Est et rouge pour la jetée Ouest, comme c’est prévu dans les règles de la navigation (vert à tribord, rouge à bâbord en entrant dans le port).

 

La star de Saint-Nazaire : le vieux môle

Cet ouvrage du port de Saint-Nazaire a été achevé en 1835. Avec sa longue jetée en pierre taillée, le vieux môle, du haut de ses 20,90 m, porte fièrement ses 180 (et quelques) années. Il fait aujourd’hui tellement partie du paysage portuaire qu’on en oublierait presque qu’il a marqué, en 1838, une petite révolution. Jusque là, Saint-Nazaire ne disposait que d’un petit port d’échouage, accessible uniquement à marée haute et inadapté au trafic maritime et fluvial très intense à l’époque. Avec ce môle d’abri mis en service en 1838, les navires, dont les « vapeurs de Loire » transportant des passagers, pouvaient enfin accoster plus facilement.

Ne manquez pas la table d’orientation de Tintin sur le quai, juste à proximité de la jetée en pierre.

1,2, 3 … photographiez !

Ce n’est pas par hasard si le Vieux Môle est un des spots préférés des photographes et instagramers à Saint-Nazaire, il est tellement photogénique, quelle que soit la lumière, quelle que soit la saison ! Et vous, quel sera « votre » Vieux Môle ? On attend vos photos sur #SaintNazaireRenversante !

Notre conseil : c’est un spot idéal pour assister aux départs de paquebots !

Pour vous y rendre : vous pouvez vous stationner en bordure de l’estuaire, à 50 m de l’Ecomusée, avenue de Saint-Hubert. Si vous vous déplacez en bus, descendez à l’arrêt Ruban Bleu, vous serez à moins de 10 minutes du vieux môle. 

Grand-Charpentier, Villès-Martin, Aiguillon, Kerlédé… les autres phares de Saint-Nazaire

Au hasard de vos balades et navigations, vous pourrez croiser d’autres phares, nombreux sur le territoire de Saint-Nazaire.

Le phare du Grand-Charpentier (classé monument historique), situé en mer sur un plateau rocheux à 1,3 mille au large de la pointe de Chémoulin, signale l’embouchure de la Loire du haut de ses 27m. L’architecte nantais Crucy imagine en 1808 un phare pyramidal qui ne voit pas le jour. Le phare que l’on découvre aujourd’hui a été inauguré en 1888. Il est composé d’une tour cylindrique et d’une base évasée pour mieux résister à l’assaut des vagues. Son feu scintillant blanc, rouge et vert porte à près de 30km pour répondre aux besoins de guidage et de sécurité des navires. Le dernier gardien quitte le phare en 1972… Le phare de Villès-Martin, quant à lui, est situé sur la côté. Il est construit en pierre de taille et a été mis en service en 1865. Électrifié au milieu du 20e siècle, il émet aujourd’hui 2 éclats blancs toutes les 6 secondes. Il est accessible depuis la plage de Villès-Martin, seulement à marée basse.

S’il est fréquent d’admirer les phares sur les côtes ou en mer, il est plus étonnant d’en voir en ville… Saint-Nazaire compte plusieurs phares dit « de terre ». Le phare d’Aiguillon est construit sur la pointe de l’Eve en 1756. Il forme avec la tour du Commerce, phare édifié en 1857, un alignement permettant aux navires entrant en Loire d’éviter le banc rocheux des Charpentiers. Le phare actuel, automatisé depuis 1976, est une tour cylindrique peinte en blanc équipé de l’une des plus vieilles lentilles de Fresnel (1857) toujours en fonctionnement en France. Le phare de Kerlédé, situé à 800 m du littoral est également un phare de terre … Mis en service en 1897, il faisait partie d’un dispositif d’alignement lumineux de l’ancien chenal de la Loire, jusqu’en 1981.

Un autre point de vue :

Nos croisières découvertes

pour découvrir phares et pêcheries