Une ville, un port

Affiche de Sandy-Hook, vers 1930
Départ d'un paquebot vers 1900

Saint-Nazaire port transatlantique

Dès 1862, Saint-Nazaire, à l’origine simple village de pêcheurs et de pilotes, devient port transatlantique, tête de ligne pour l’Amérique Centrale. C’est en effet à partir de Saint-Nazaire que la Compagnie Générale Transatlantique exploite les lignes régulières pour le Mexique et Panama, avec plusieurs escales aux Antilles et aux Caraïbes (à titre d’exemple, vers la fin du 19e siècle, on met 21 jours pour faire Saint-Nazaire – Vera Cruz).

Grâce à l’activité intense de la construction navale, du trafic portuaire et transatlantique, la ville connaît un tel essor, passant de quelques 800 à 30 000 habitants entre 1860 et 1900, qu’elle sera surnommée « la petite Californie bretonne ».

Jusqu’à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, passagers et marchandises pour les Antilles et l’Amérique Centrale passent ainsi par Saint-Nazaire. Les installations portuaires s'adaptent et s'agrandissent : percement de l'écluse sud (inaugurée en 1907), création de l'énorme forme-écluse Joubert (première utilisation en 1932), permettant aussi -et surtout- de construire des paquebots de plus en plus grands.

Mais à partir de 1941, les installations de la Transat, avec notamment la gare maritime où embarquaient et débarquaient les passagers des paquebots, doivent laisser la place à la gigantesque base sous-marine construite par l’armée allemande. Le trafic régulier transatlantique ne reprendra pas après la guerre, et le développement économique du port se fera à l’extérieur de Saint-Nazaire : les terminaux du port moderne longent l’estuaire de la Loire.

Avec Escal'Atlantic, installée au coeur de la base sous-marine, l'univers des paquebots revient sur les lieux mêmes du trafic transatlantique. Le visiteur d'aujourd'hui marche dans les pas du voyageur d'hier...