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La création de la ligne jusqu'en Nouvelle Calédonie marque par ailleurs la fin d'un certain isolement pour ce territoire, colonie française depuis 1860 et colonie pénitentiaire de 1864 à 1898. Depuis le "caillou" vers la métropole, sur une distance de 11 446 mlilles nautiques (soit 21 198 km !), les paquebots français transporteront essentiellement les richesses du sous-sol prélevées sur l'île. C'est le nickel (encore aujourd'hui richesse principale de la Nouvelle Calédonie), le chrome, le cobalt ; des cargaisons de laine sont prises lors des escales en Australie.
Le voyage est très long : l'Armand Béhic met 42 jours pour faire Marseille-Nouméa en 1896, à l'époque où la ligne passe encore par les Seychelles avec escale à l'île de Mahé. Le Dumbéa, en 1904, navigue sur la route adoptée quelques années auparavant : après la mer Rouge, cap sur Colombo puis la longue "descente" vers l'Australie. Ce n'est pas plus rapide pour autant : le voyage aller-retour entre le 13 avril et le 4 août 1904 met 46 jours à l'aller... et deux mois au retour !
Dans le cadre de son "Tour du monde", Escal'Atlantic présente ces voyages aux antipodes dans l'une des cabines, avec notamment des films d'archives sur Sydney et Nouméa vers 1920 et des photos de quelques paquebots de cette ligne. Des objets très rares de Nouvelle Calédonie sont présentés dans une vitrine, dont des armes kanak et de grands coquillages gravés probablement par des bagnards français du 19e siècle.
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 A bord du Dumbea (1888 - 1928) : une cabine 2e classe à 4 couchettes...
 ... et une cabine 3e classe à 6 couchettes.
 Détail d'un coquillage gravé
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