"Les choses qui vibrent" : Marcos Avila Forero expose au Grand Café

Porte-voix monumental ou embarcation flottante ?
Les tambours "palenqueros" évoquent le commerce triangulaire.

Jusqu’au 7 janvier 2018, Marcos Avila Forero, artiste colombien, expose des créations réalisées pendant sa résidence à Saint-Nazaire et des œuvres clés de son parcours, qui croisent l’actualité syrienne, le processus de paix en Colombie et la question des colonisations.

Marcos Avila Forero ne conçoit pas son travail d’artiste sans engagement, sans prise de parole sur les guerres et les luttes sociales. L’œuvre en bois qui accroche immédiatement le regard dans la grande salle au rez-de-chaussée du Grand Café peut ainsi se voir de deux manières : porte-voix surdimensionné, objet symbolique des revendications sociales, ou embarcation, objet flottant, véhicule de la fuite sur les mers…

Conçue comme une installation, l’exposition vous plonge dans un croisement de récits. Des extraits d'une tragédie d'Eschyle disent la guerre en Syrie ; une vidéo montre une tradition ancestrale en forêt colombienne, transformant une rivière en instrument de musique ; des fresques sur les murs de la salle à l'étage recréent apparemment une jungle luxuriante, mais prennent une toute autre dimension avec les fusils d'entraînement en bois, partiellement calcinés, qui complètent l’installation.

A découvrir au Grand Café, Place des Quat’z Horloges, jusqu’au 7 janvier 2018. Ouvert du mardi au dimanche de 14h à 19h, les mercredis de 11h à 19h. Entrée libre.

Image saisissante évoquant des scènes de guerilla dans le forêt colombienne.